«Nous percevons le monde à travers des idées, des symboles, et à travers les émotions que ceux-ci éveillent et activent en nous.»
«Ces émotions sont intimes et pourtant elles s’inscrivent dans de vastes systèmes idéologiques, des discours et des récits collectifs.»
Table des matières
Balade
Promenade
Avec « Les Rêveries du promeneur solitaire », Rousseau invente, au cours de la dernière période de sa vie, ce que Guilhem Farrugia nomme l’essai-promenade, une forme d’écriture qui mêle récit de promenade, observation de la nature et réflexion philosophique. Il crée ainsi un espace où la marche et le texte se complètent, et où, selon lui, « culmine ce lien fécond entre marcher, penser et écrire » caractéristique de « l’essai dit moderne ». Pourtant, c’est plus que la maturité, sans doute déjà le déclin, tout est infléchi. Le récit, resté inachevé, n’a plus vocation à être publié ni pour fonction de convaincre, il est simple outil de remémoration. La nature n’est plus tout à fait les bois et la campagne originels, les promenades mènent du centre de Paris à ce qui était alors un réseau déjà dense de villages alentours, Gentilly, Charonne, Ménilmontant, Clignancourt, Passy, Chaillot… et les rêveries sont peuplées de hantises paranoïaques. C’est finalement l’éloignement du monde social, contraint ou choisi, qui force à la solitude et ouvre un espace de réflexion intérieur activé par la marche propice à l’illumination comme au ressassement.
Prospection
Flânerie
Déambulation
Dérive
Exploration
Reconnaissance
Parcours
Photographie
Album
Document
Décor
Série/typologie/topographie
Géométrie
Amateur
Nouvelles topographies
Atlas
Qu'est-ce qu'une bonne photographie ?
Diffusion/agencement
Lumière
Composition
La base d’une bonne photographie reste la composition : cadrage, règle des tiers, lignes directrices, équilibre des éléments. Par extension, on peut comprendre ce critère comme un impératif de qualité technique minimale. A cet égard, la banque d’images Commons donne une définition de ce qu’est une image de qualité à l’âge de la photographie numérique : elle doit avoir une taille suffisante (au moins 2 Mpx), ne pas contenir une quantité de bruit gênante, être correctement exposée, posséder des couleurs raisonnables, présenter une mise au point adéquate, un éclairage adapté et une composition équilibrée, les retouches doivent être limitées et la distorsion de perspective doit, soit avoir un but, soit être corrigée. Cette dernière condition s’appuie sur le constat que « le cerveau humain est un détecteur sensible capable de repérer même une légère inclinaison » et que « les arbres inclinés, les tours ou les surfaces d’eau penchées améliorent rarement une photographie de paysage. ». Il s’agit donc d’adopter une convention qui rend les images plausibles, non manifestement photographiques, pour produire des images de qualité dont les caractéristiques évoquent fortement un « non-style ».